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Uriel • uc

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MessageSujet: Uriel • uc Ven 6 Jan - 22:48

Uriel Kremason, dit « Losange »


« Ne croyez pas que je ne sache pas ce que vous prétendez faire de cette lettre et de mes aveux...»


• Nom de code Losange
• Âge 22 ans
• Orientation sexuelle Non définie
• Métier Tueur à gages
• Groupe Calandien
• Rang Aucun

Au Delà De l'Acidulé

.............................................................................................................................................................Physique ;
[13 lignes]

Caractère ;..................................................................................................................................................................
[13 lignes]

..............................................................................................................................................................Habitude(s) ;
[gestuelles, physiques.... - 6 lignes]



Une Gousse De Vanille

À Monsieur l'Employeur,

Ne croyez pas que je ne sache pas ce que vous prétendez faire de cette lettre et de mes aveux. Il faudrait être idiot pour ne pas comprendre à quel type de chantage vous me destinez. Mais je sais de source sûre que vous êtes une personne de confiance, et que l'usage que vous en ferez sera raisonné. Et puis, j'ose l'avouer, une part de moi se demande comment vous pourriez vous servir de cette lettre contre moi sans vous dénoncer vous-même. Mais ne voyez pas, je vous prie, en cette curiosité une quelconque menace. Car sachez je n'ai nulle intention de vous nuire.
C'est pourquoi je vais tenter de vous présenter, en quelques mots, ce qu'a été ma vie depuis ma naissance, il y a vingt-deux ans. Je répondrai à vos questions qui concernent ma vocation, ma famille, mon parcours.

Vous l'aurez sans doute déjà découvert, je naquis dans une maison sombre d'une petite ruelle perdue dans la cité. Rien de très original. L'ascenseur était en panne la plupart du temps, et nous habitions au dernier étage. Le propriétaire et les locataires des étages inférieurs n'étaient jamais pressés de le faire réparer, par crainte de la facture trop élevée et du bruit. Je fus le premier enfant, et le seul qui ai survécu. J'ignore si vous déteniez déjà ces informations, mais je sais que, de toute manière, vous ne pourriez me nuire grâce à mes défunts proches.
Mon premier jouet me fut offert par mes parents à l'occasion de mon premier anniversaire. C'était une petite balle en bois avec des encoches pour y glisser des petits cubes colorés en bois. Avec mes yeux d'enfant, je regardais, émerveillé, le petit objet qui roulait sur le sol et qui se cachait dans les moindres recoins. C'est par cette balle que mes souvenirs se formèrent dans un premier temps. Ils se fixèrent sur le bois arrondi, et chaque cube me rappelle un élément de ma vie. Par exemple, lorsque je regarde ce petit cube bleu, je revois ma mère, à l'époque si belle. Des cheveux clairs, des yeux d'un brun généreux, un teint étrangement uniforme. Vous devez sans doute la connaître, elle est la femme la plus remarquable qui soit, et l'âge n'a nullement dégradé sa beauté. Vous pourrez la voir dans le même immeuble où j'ai vécu, et vous serez heureux d'apprendre que rien n'a changé depuis que j'ai quitté la maison.
Ce petit cube violet me rappelle mon père. C'était un inquiétant personnage, même pour moi qui étais son fils. J'ignore ce qui avait plu à ma mère pour qu'elle choisît d'épouser mon père. Il n'était ni beau, ni séduisant, mais on ne pouvait pas dire qu'il était laid pour autant. Il n'était pas très grand, pas très costaud, et paraissait valétudinaire. Son teint maladif mettait cependant en valeur la lueur de ses yeux clairs. Je crois que c'est cela qui lui plut, bien que pour ma part, je n'aie jamais été attiré par les yeux d'un autre. Mon père buvait trop, mais c'était un honnête homme, qui payait toujours ses taxes à temps, n'arrivait jamais en retard à son travail, allait se coucher tôt, et se montrait galant envers sa femme.
Et les trois petits cubes jaune, brun et blanc, ce sont les trois enfants que mes parents eurent après moi. Le jaune représente Nelys, ma petite sœur mort-née. Drame bien triste dans la vie de mes parents, que je préfère ne pas évoquer. Le brun, plus vigoureux, est celui de Kasper, mon petit frère, qui vécut un peu plus longtemps avant de décéder de la grippe. Et le blanc a été attribué à une personne spéciale pour moi, et il est tout de même étonnant que la couleur de la pureté soit aussi celle de Ampar, mon dernier petit frère, qui connut une destinée plus heureuse. L'innocence incarnée. Nous avions quatre ans d'écart. Je l'aimais bien malgré nos divergences d'opinion. Le pauvre jeune homme, je l'ai perdu la semaine dernière. Je sais que vous respecterez ma douleur, et que vous saurez quoi en faire.
Le cube délavé représente vaguement les grands-parents que je ne vis qu'une seule fois. Brève visite il y a de cela une vingtaine d'années. Comme la couleur partie, le souvenir s'était progressivement effacé.

Dans la cuisine se tenait au centre un monstrueux appareil noir, qui permettait de faire la cuisine. C'était un grand foyer de métal toujours chaud, qui fonctionnait toute la journée. Le temps n'avait pas fait des ravages, le fourneau diffusait sans cesse une douce chaleur qui me fascinait. La nuit, lorsque je ne dormais pas, je me dirigeai vers la pièce de métal qui me rassurait par son inaltérable luminosité. Je m'asseyais face à lui, face aux grilles qui barraient le cœur du foyer, et écoutais le grésillement du bois. J'étais absorbé dans la vision de ces braises rougeoyantes. Voyez quel rêveur je suis ! Jeune déjà, j'étais en admiration devant la beauté de la nature ; mais là où les autres s'extasiaient devant les plantes, l'eau, ou que sais-je encore, j'étais fasciné par la vision d'une entité dévastatrice. Le bois brûlait, se consumait sous les coups légers de la langue de feu. Lorsque ma mère arrivait pour remettre une bûche, elle s'étonnait toujours de me voir devant le fourneau. Elle riait en me voyant, puis me poussait vers mon lit. Alors je ne bougeais plus de la nuit.
Jamais je n'avais connu la peur quand j'étais enfant. Les motifs d'inquiétude étaient pourtant nombreux, surtout pour mes parents, mais j'étais insouciant. C'est une qualité que vous me connaissez, je suppose. Je restais serein en toute circonstance. Ampar aussi était du genre insouciant. Lui non plus ne connaissait jamais l'angoisse. Mes parents s'en étonnaient, étant donné que les temps étaient sombres. Mais notre innocence nous protégeait de ces inquiétudes. À tout niveau, le danger rôdait sans que jamais nous ne le vîmes. Ou si nous le vîmes, nous nous en moquions. Nos petits jambes nous garantissaient toujours des dangers.
Alors je courais dans les rues, remplissant d'un air frais mes petits poumons, me faufilant dans les petits coins où un homme aurait eu du mal à me suivre. Je suis certain que vous saurez tirer profit de cette information. Mais ne vous attendez pas à voir dans mon enfance une quelconque trace de ma vocation. Je n'étais pas comme ça. Je vous l'ai dit, j'étais innocent. Si vous aviez croisé Ampar il y a quelques semaines, vous auriez eu une bonne idée de ce que j'étais avant. Et comme vous vous en doutez, ce fut lorsque je choisis ma vocation que mon frère s'éloigna de moi. Je ne le tuai pas. Au contraire, j'ai toujours conservé pour lui une très grande affection, alors que je ne rencontrai que de la froideur de son côté. Il était ce que j'aurais pu devenir, mais surtout, il m'était cher. Malgré mes airs froids, j'ai un cœur. Mais je l'offre à peu de personnes.

Le Losange. Délicate figure géométrique oscillant entre la régularité de ses lignes parallèles et la fantaisie de sa rotation désaxée. J'ai toujours aimé ses lignes droites, et son accord parfait avec les couleurs les plus vives, les plus profondes, les plus vivantes. Il forme avec ses comparses des damiers tordus d'une élégance rare pour un homme de mon rang. Voici le récit de ma rencontre avec le losange. Je marchais dans la rue un jour de printemps. J'avais dix-sept ans, j'étais encore un peu idéaliste, mais déjà, je me rendais compte que le monde ne correspondait pas exactement à cet idéal que j'avais imaginé. J'étais un peu triste, ce jour-là, je m'en souviens à présent. Quant à mes vêtements, ils ne différaient en rien d'avec ceux que portaient les jeunes gens désargentés de mon âge. J'étais M. Tout-le-Monde. Et puis je vis dans le ciel une petite tâche sombre qui descendait vers moi. Je m'arrêtai. La tâche virevoltait au gré des vents, mais je n'étais pas pressé. J'attendais jusqu'à ce que je visse ce qu'était ce petit objet. C'est un losange en papier, d'un violet profond. J'aimais déjà les losanges, mais en voir descendre ainsi vers moi me bouleversa. Si vous saviez à quel point je fus ému de ce moment. Le losange se posa sur ma main. Il était un peu gondolé d'humidité et frissonnait sous le vent. Je compris alors que cet événement, mineur par son importance, allait être mon inspiration. Hasard, élégance, détermination.
J'intégrai peu de temps après un groupuscule spécialisé dans l'empoisonnement. Ils acceptaient de me fournir une formation à cette discipline. J'en tairai le nom, par discrétion, mais je suis certain que vous comprendrez cette référence. Ma famille n'en a jamais rien su, à l'exception d'Ampar, évidemment. Je me montrais discret quand je sortais à des heures incongrues de chez moi. Mes parents ne voyaient rien. Mon père était généralement saoul, et ma mère le surveillait, attendrie. Quand je repense à eux, je me rends compte à quel point la vie n'a pas été facile pour eux. S'ils avaient su que je comptais m'engager dans de sombres affaires, ils en auraient été déchirés. À la place, je leur mentais comme un arracheur de dents. Ils me croyaient parce qu'ils voulaient me croire. Pendant ce temps, je découvrais comment me servir d'un poison : le conditionner, le transporter, le doser, le servir, le cacher, le repérer, le neutraliser. Entre autres. L'intérêt majeur de cette technique est la discrétion. Cacher une arme est bien plus complexe qu'une petite fiole de poison. De plus, repérer l'usage d'un poison nécessite plus de connaissances que remarquer une blessure à l'arme à feu. Enfin, n'importe qui peut employer le poison. Alors pourquoi moi plutôt qu'un autre ? Seuls des spécialistes verront que l'usage du poison était professionnel. Mais sinon... c'est très avantageux.
On me donna également une petite dague peu chère afin de me défendre dans la rue. C'était mieux que rien.



La faiblesse de certains hommes puissants est de croire que le monde est unilatéral. Que le monde est rose, les hommes honnêtes et le cœur sur la main. J'aurais pu le croire, fut un temps, si je n'avais tenu à me détromper moi-même. D'aucuns diront que je provoquais le destin. Cependant, je n'y crois pas. Je n'avais peur de rien, et certainement pas de m'engager dans le monde. Dans un premier temps, j'étais idéaliste. Lorsque le groupuscule ordonna l'assassinat de quelques notables crapuleux, je n'hésitai pas à me porter volontaire, persuadé par là que j'accomplissais une bonne action. Pauvre imbécile que j'étais, il aurait mieux valu que je tentasse ma chance dans quelque autre métier tranquille et accessible. Je me serais évité bien des soucis. Au lieu de cela, je partis un soir vers la demeure d'un grand propriétaire. Les raisons de son assassinat me sont toujours inconnues, je ne cherchai jamais à les connaître. Je m'introduisis péniblement dans la maison où je jetai le poison dans la première marmite abandonnée dans la cuisine. Je fus soulagé de la voir partir vers la salle à manger. Bientôt, j'entendis un cri rauque et le bruit d'un corps lourd qui s'effondrait. Premier succès. Puis je vis la domestique revenir, affolée. Elle croyait sans doute être responsable de l'empoisonnement et comptait se cacher loin de Calandine. Du moins, je le suppose. Elle repartit bien vite et, dans mon coin, je commençai à ricaner. J'avais accompli mon devoir.
Tant que je ne voyais pas mes victimes, tout allait bien. Toutefois, mes supérieurs du groupuscule me conseillèrent de changer de méthode : j'agissais comme un débutant, et l'on aurait bientôt l'occasion de m'attraper si je continuais ainsi. J'entrepris alors de m'introduire dans la chambre de ma victime, et de verser dans sa cruche un peu de poison. Je me cachai dans un coin sombre de la pièce, derrière une commode poussiéreuse. Je vis la victime ingurgiter le poison, se coucher et, bientôt, être atteint de convulsion. Le poison était puissant et voyant. Bientôt, il se calma. Il était mort et moi, je tremblais dans mon coin. J'attendis pendant une heure, les yeux rivés sur la moquette bleue au sol. Elle était douce et propre. Sans doute récente, sa couleur était encore très vive. Elle ne variait pas entre les lieux de passage et les carrés cachés. La texture de la moquette était régulière, sans accroc. Je pourrais encore vous la dessiner avec précision, si j'avais eu quelque talent d'artiste. Lorsque je m'en lassai, ou du moins, lorsque je sentis que les battements de mon cœur se calmaient et que j'avais accepté l'idée de la mort, je me levai. Mes jambes étaient engourdies, et c'est de cette démarche de somnambule que je m'approchai du lit. J'escomptais d'abord sortir discrètement de la pièce. Mais quelque chose en moi m'empêchait de m'éloigner sans jeter un coup d'œil au corps étendu sur le lit. De loin, j'avais l'impression qu'il était encore vivant, qu'il allait se lever et porter ses mains à ma gorge pour m'étrangler. Drôle d'idée que l'étranglement. J'aurais pu imaginer qu'il me tabassât, ou encore qu'il ne fît rien. Mais non, je le voyais s'attaquer sauvagement à moi. Si mon imagination avait été plus fertile, j'aurais peut-être même pu croire qu'il allait me déchirer la peau avec ses dents. Au lieu de cela, rien ne se passa. De près, je vis qu'il était bel et bien mort. Sa peau avait une teinte clairement verdâtre. Les yeux étaient révulsés. De l'écume avait coulé sur son visage. Ses traits étaient déformés par la douleur, la main droite crispée autour de ses draps, la gauche appuyée contre son ventre. Ce n'était pas la sérénité sensible que mes formateurs m'avaient décrits. C'était un acte cruel. L'homme était-il suffisamment corrompu au point de mériter... cela ? Mes jambes cotonneuses lâchèrent. Je me glissai contre le lit, faible, et me cachai les yeux. Je me sentais mal. Je sentais que la graine de la corruption, dont je croyais être sauf, s'était déjà largement enfoncée en moi. Elle grandissait déjà. Lorsque je me sentis apaisé, mais toujours écœuré, je trouvai la force de me lever et de sortir.
Toutefois, je ne pris pas attention à sortir discrètement. Je ne me souviens pas du chemin que j'empruntai, de ce que j'y vis, signifiant que je n'ai pas prêté attention à ce moment-là. Il ne se passa sans doute rien. Dès le lendemain, je signifiai au groupuscule ma volonté de quitter le groupe. Ils protestèrent, mais j'étais déjà parti lorsqu'ils cherchèrent à s'assurer de mon silence. Parfois, il m'arrive d'en croiser un en ville. La tension s'est plus ou moins apaisée. Ils me regardent haineusement, mais n'osent rien tenter contre moi. Je leur souris gentiment et nous séparons sur de bons termes. J'exagère à peine.
Mais revenons au moment où, à dix-huit ans, je me retrouvai seul face à mon destin. Je n'avais pas de talent particulier. Je savais tuer, mais je n'étais pas doué. Je m'étais attiré la rancœur de mon groupuscule, sans compter les quelques personnes qui savaient ce que j'avais fait et qui voulaient sans doute se venger... et cela, sans sortir de mon propre univers. Nous pouvions également compter les autorité, les autres psychopathes de la ville qui pourraient par hasard me prendre pour victime, la menace que représentaient les Mangeurs d'Âme, menace qui ne me concerne pas directement, à moins que le destin ne décidât autrement. Je ne voulais pas retourner chez moi. J'avais certes envie de revoir ma famille, mais je ne voulais pas les exposer au danger. Je contactai néanmoins Ampar par un moyen discret. Mon frère ne fut pas particulièrement enchanté de me revoir. Nous nous étions donné rendez-vous dans une taverne tranquille des quartiers modestes. Jamais je ne me dis que si ces retrouvailles s'étaient déroulées différemment, peut-être Ampar ne serait-il pas mort.
J'étais déjà présent lorsque mon frère s'assit face à moi. Ses cheveux avaient exactement la même couleur que les miens, ce brun lumineux propre à notre famille. Il les portait cependant plus court que les miens, ils étaient par conséquent beaucoup plus aériens que les miens. Ses traits étaient plus ou moins proches des miens, malgré notre différence d'âge. Mais ce qui nous différenciait vraiment, c'étaient les yeux. Les siens étaient les plus beaux que j'aie jamais vu. Il les avait hérité de notre père, mais des petits points bruns mettaient en valeur son iris bleue. Il les tenaient de notre mère. À quatorze ans, c'était un beau jeune homme encore épargné par la vie. Le regard qu'il me lança lorsqu'il me vit me fit comprendre que mon propre visage avait déjà vieilli. Le silence régna pendant quelques minutes. Lorsque le serveur apporta une bière à Ampar, je ne pus m'empêcher d'en sourire. Je le taquinai en lui disant qu'il était un homme, désormais. Ampar ne me répondit pas et détourna le regard. Ce n'était pas la première qu'il prenait, je le voyais. En dehors de cela, il était comme quand je l'avais quitté. Mais puisqu'il restait silencieux, je perdis mon beau sourire et commençai à lui parler. D'abord, je m'informai sur ce qu'il lui était arrivé, mais il me répondit d'un air vague. Il ne me donna que peu de nouvelles de mes parents. Alors je m'énervai un peu contre lui. Je lui exprimai mon mal-être et mon amertume. Je le dis que j'avais vu la mort, que je l'avais même donnée, que je me sentais mal, que je savais à quel point c'était cruel. Il blêmit en m'écoutant et n'osa rien ajouter. Lorsqu'il partit, j'avais l'impression que je n'avais pas été là pour lui. Je terminai sa bière, payai le serveur et m'en allai moi aussi en silence.
Je revis quelques fois mon frère. Il se montrait toujours aussi froid avec moi, mais je pris bien garde à ne jamais dire quoi que ce soit de fâcheux. Il savait que j'avais mal tourné, et m'en voulait pour cela. Lui, de son côté, était dans le droit chemin. Il apprenait le noble métier de charpentier. Il me répétait que c'était par contestation : la famille, moi compris, aurait aimé le voir se tourner vers un métier plus intellectuel, tandis que lui voulait rechercher la pureté de son être dans le travail physique. Dans ces moments où il me parlait de sa vocation, il perdait toute distance avec moi. Il me laissait pénétrer dans son monde de sentiments, où il me montrait la poésie des matériaux, le charme du labeur, la beauté de l'ingéniosité. Je comprenais un domaine qui ne m'avait jamais attiré, avec lequel je n'avais aucune affinité, qui même était hors de mes compétences. J'aurais pu être charpentier par le simple pouvoir de ses mots. Ampar les manipulait avec brio. Pour cette raison, j'appréciais passer du temps avec lui.

Mais je m'égare. Je vous parle d'Ampar pour retarder l'inévitable. Vous ouvrir à mon enfance, à ma formation, tout cela me reste accessible et facile. Tout le monde peut, s'il est futé, le savoir. Néanmoins, ce que je vais vous révéler est bien plus délicat. Le secret fut toujours bien gardé, et il est extrêmement imprudent de ma part de les coucher sur papier. C'est un peu comme si je vous donnais la corde qui pouvait m'étrangler. Vous comprenez l'image.

Ai-je peur ? Regardez ma famille décimée. Bien sûr que j'ai peur. Mais je le cache. Je n'ai rien dans ma vie, alors je me contente de survivre. C'est ainsi. Je ne recherche aucune pitié. J'ai conscience d'être faible, et c'est ma plus grande force. Il est trop tard pour revenir en arrière. À présent, je me suis fait des ennemis parmi les Calandiens. Tant que je ne tombe pas sur plus puissant que moi, j'ai toujours l'espoir de m'en sortir. Et je sais déjà que je finirai dans un caniveau, la gorge tranchée, ou la tête explosée, ou pire encore. On ne sait jamais sur quel psychopathe on peut tomber. J'ai aussi l'espoir de finir ma vie dans une petite maison, une famille à mes côtés. J'essaie d'y croire, vous savez. Cependant, j'ai sombré dans le crime et la violence, il est fort difficile de s'en sortir. Tant que je serai en vie, je me contenterai de survivre, sans avenir devant moi, si ce n'est que d'avoir une tâche à accomplir. Je vous fais confiance, c'est pour cela que je vous fis ces confidences. Ma part du contrat est pour l'instant remplie, à vous, donc, de m'offrir l'emploi que je recherche.

Avec l'expression de mes sentiments respectueux,
Losange


Amertume Poivrée



Décrivez vous en quelques lignes

(âge, prénom, goûts ...). Vous n'êtes pas obligés ! (: BLA BLA BLA BLA BLA BLA BLA BLA BLA BLA BLA BLA BLA BLA

BLA BLA BLA BLA BLA BLA BLA BLA BLA BLA BLA BLA BLA BLA BLA BLA BLA BLA BLA BLA BLA BLA BLA BLA BLA

BLA BLA BLA BLA BLA BLA BLA BLA
    CODE s'iou plaît : [
    à trouver dans les règles etc. ]


Dernière édition par Uriel Kremason le Mar 24 Jan - 0:14, édité 4 fois
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MessageSujet: Re: Uriel • uc Ven 6 Jan - 22:50

Désolé de poster ainsi.
J'ai un petit problème : je n'ai pas internet la semaine. ='( J'espère que ça sera bientôt rétabli. Enfin bref. J'essayerai de finir ce week-end, mais au cas où je ne pourrais pas, j'aimerais reporter à la semaine prochaine.

[message inutile, sauf si je dois y mettre mon histoire ^^]

Bonne soirée. (=
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MessageSujet: Re: Uriel • uc Ven 6 Jan - 23:53

Pas de soucis pour tes problèmes de connexion, on est tous passés par là je pense. Prends ton temps pour finir si tu le souhaites, on n'est pas aux pièces. 8) - dixit l'admin indigne qu'a toujours pas posté son histoire ERM. -

En tout cas, bienvenu parmi nous Uriel !

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MessageSujet: Re: Uriel • uc Sam 7 Jan - 2:52

Merci de ta compréhension. Et pour l'accueil. ^^

(Tu n'as pas posté ton histoire ? C'est pas bien é.è. Non, je ne dis rien, je ne suis qu'un petit membre pas encore validé qui ne l'a finie non plus, alors... ^^)
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MessageSujet: Re: Uriel • uc Sam 7 Jan - 3:15

Mais de rien, c'est tout naturel.
(M'en fous, j'fais c'que j'veux d'abord. J'suis pas pour l'égalité des castes moi, nan, nan. Hinhinhin...)

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MessageSujet: Re: Uriel • uc Lun 16 Jan - 0:31

Désolé, je n'ai pas fini ma fiche. =/ J'avais plein de devoirs à faire.

J'aimerais savoir si, malgré l'inégalité évidente des castes, je pouvais avoir encore un délai. *yeux tous brillants*
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MessageSujet: Re: Uriel • uc Lun 16 Jan - 4:19

Evidemment. Tu es l'un des rares membres inscrits a réellement faire ta fiche donc prends ton temps. Moi j'vais aller gueuler sur les autres en attendant, hinhin.
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MessageSujet: Re: Uriel • uc Mer 1 Fév - 23:52

Bonsoir,

Compte tenu de la vague de contrôles qui ne me tombent dessus, je ne pense pas être en mesure de terminer avant les vacances. Je sais, c'est mal. Mais je n'ai pas le choix. x) Alors cya.
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MessageSujet: Re: Uriel • uc

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Uriel • uc

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